BÂTIR UN PONT CULTUREL
FRANCO ANISHNABÉ

PROJET DE CANOT D'ÉCORCE À
L'ÉCOLE SECONDAIRE
CATHOLIQUE
GARNEAU
hiver/printemps 2017-2018
              Le canot a partagé son esprit; Aniimiki dodem (Esprit du tonnerre).

Le tonnerre qu'on entend à distance, nous averti de l'arrivée de la tempête sous peu. Si on
ignore ce signal, on court la chance d'être pris dans la tempête sans protection.

                     Nom du canot; Gaawin Niminoyassi (Je ne suis pas bien).

Ce n'est pas le canot qui n'est pas bien, mais la société. Les gens tentent souvent de cacher
leur peine et leur douleur derrière un faux sourire, mais le mal se dévoile dans les yeux pour
ceux qui savent comment regarder. Le canot m'a partagé son nom au début du projet avec les
gens que je rencontrais, mais s'est concrétisé suite à une courte session de sensibilisation au
conseil des parents. Je me suis retiré de la salle pour écouter les réactions, just à côté de la
porte, hors de vue des gens. Deux des parents qui avaient le sourire et fait des
remerciements lors de la présentation, ne voulaient rien savoir au sujet de la reconnaissance
du territoire, la disant même inutile. Comment peut-on oser parler de réconciliation, quand ces
gens ne peuvent même pas accepter la vérité. Plusieurs Canadiens on perdu leur identité,
leurs traditions, leurs coutumes, leurs cérémonies et leurs chansons traditionnelles. Ils sont
tellement assimilés qu'ils ne le réalisent même pas. La blessure est profonde. Je ne suis pas
bien...la vérité et la guérison débutent avec soi, ensuite la famille, la communauté et
finalement les nations et la terre entière.